KASINDI : Sécurité, Ebola, exploitation du sable et serpent géant, quatre préoccupations majeures au cœur de la réunion hebdomadaire du comité local de sécurité
Kasindi, le 15 octobre 2026 – La situation sécuritaire, la riposte contre l’épidémie d’Ebola, l’exploitation du sable le long de la rivière Lubiriha et la présence d’un grand serpent dans le quartier Congo ya Sika ont été au centre de la réunion hebdomadaire du comité local de sécurité de la commune de Kasindi, tenue ce jeudi 15 octobre 2026 sous la présidence du bourgmestre, l’honorable Bwambale Mughanirya Gilbert.
Au cours de cette rencontre organisée dans son office de travail, les membres du comité ont passé en revue plusieurs questions jugées prioritaires pour la protection de la population et la préservation de l’environnement dans cette entité du territoire de Beni, au Nord-Kivu.
Sécurité : les autorités appellent à maintenir la vigilance
Sur le plan sécuritaire, le comité local de sécurité a salué l’accalmie observée dans la commune de Kasindi, attribuée notamment à la collaboration entre les services de sécurité et la population.
Les autorités locales invitent les habitants à maintenir cette collaboration en signalant rapidement tout mouvement suspect, toute menace ou tout événement susceptible de perturber la tranquillité publique.
Le comité a également exprimé sa reconnaissance envers la hiérarchie pour le renforcement des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) à Kasindi. Il a, par ailleurs, salué l’appui de la MONUSCO, qui a doté certains quartiers de cinq motos afin de contribuer au renforcement de la gouvernance sécuritaire participative.
Ebola : six cas positifs déjà enregistrés, selon le comité local
La situation sanitaire constitue également une préoccupation majeure. Selon le compte rendu de cette réunion, la commune de Kasindi a déjà enregistré six cas positifs d’Ebola, dont quatre décès, une guérison et un malade transféré ce jeudi 15 octobre au Centre de traitement d’Ebola (CTE).
Face à cette situation, le comité local de sécurité appelle la population à respecter rigoureusement les mesures barrières et à collaborer avec les prestataires de santé.
La surveillance épidémiologique à base communautaire est également encouragée afin de contribuer à la détection rapide des cas suspects et à la limitation de la propagation de la maladie.
Rivière Lubiriha : l’exploitation illégale du sable dans le viseur
Autre dossier abordé : l’exploitation du sable dans et aux abords de la rivière Lubiriha.
À ce sujet, le bourgmestre a rappelé aux services techniques intervenant dans ce secteur la nécessité d’encadrer et de réglementer les activités d’exploitation, dans le strict respect des lois en vigueur.
Les exploitants qui se livreraient à des activités abusives ou illégales sur des sites inappropriés s’exposeraient à des responsabilités, précise le compte rendu. L’autorité communale met également en garde contre l’abattage clandestin des arbres le long de la rivière, une pratique préoccupante pour la protection de l’environnement.
Congo ya Sika : un grand serpent inquiète les habitants
Enfin, une alerte particulière a été lancée à l’endroit des habitants du quartier Congo ya Sika. Le bourgmestre leur demande de faire preuve de prudence face à la présence signalée d’un grand serpent qui se cacherait dans certaines cellules, notamment Posiano et Rwamavingu.
Selon le document officiel, cet animal, communément appelé « Nziramira », pourrait représenter un danger pour les habitants et leur entourage.
Les écogardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) ont ainsi été sollicités pour localiser l’animal et prendre les mesures nécessaires afin de prévenir tout incident.
Un appel à la responsabilité collective
À travers ces quatre dossiers, les autorités communales de Kasindi insistent sur la nécessité d’une mobilisation collective face aux défis sécuritaires, sanitaires et environnementaux.
La vigilance de la population, le respect des mesures sanitaires, l’exploitation responsable des ressources naturelles et la prévention des risques liés à la faune restent essentiels pour protéger les habitants de cette commune frontalière.
Ghislain mbakulirahi
