Mambasa: 2 morts et des dégâts matériels dans une attaque ADF
Le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, reste confronté à une insécurité persistante. Dans la soirée du 27 au 28 septembre 2026, vers 21 heures, la localité de Bandisende, en chefferie des Babila-Babombi, a de nouveau été la cible d’une incursion attribuée aux ADF NALU. Cette attaque survient après une précédente attaque survenue le 15 août 2026, confirmant, une fois de plus, la vulnérabilité extrême des habitants et le caractère récurrent de la menace.
Selon les premières informations recueillies, le bilan provisoire de l’attaque du 27 au 28/09/2026 fait état de deux personnes tuées, dont un militaire et un commerçant civil. Les assaillants auraient également incendié quatre bâtiments commerciaux, aggravant ainsi la peur et la précarité économique déjà installées dans la région.
Au-delà des pertes humaines et des dégâts matériels, l’attaque aurait provoqué un déplacement précipité et forcé de nombreux habitants, exposant davantage les civils aux risques de séparation familiale, de manque de ressources et d’insécurité continue. Dans ce contexte, la population locale exprime une inquiétude grandissante : la violence ne s’arrête pas et les mesures de prévention semblent demeurer insuffisantes.
Cette nouvelle incursion intervient particulièrement dans une zone qui avait déjà connu une attaque le 15 août 2026 vers 19 heures. À cette occasion, cinq civils avaient été tués et une cinquantaine d’agriculteurs auraient été pris en otage. Après une période d’accalmie observée notamment à la suite de la tournée du Gouverneur de province à Mambasa, l’attaque récente rappelle malheureusement que la menace demeure réelle et que la population reste extrêmement vulnérable, malgré les annonces et les efforts ponctuels.
Selon John Vuleveryo Musombolwa de L’ONGDH protection plus, Mambasa ne demande pas seulement des interventions après les drames : la population réclame une protection avant que les attaques ne surviennent.
La nouvelle incursion attribuée aux ADF NALU à Bandisende dans la nuit du 27 au 28 septembre 2026, avec un bilan provisoire de deux morts et des incendies de bâtiments commerciaux, constitue un signal alarmant. Elle rappelle que la région demeure sous une menace constante, et que la vulnérabilité des civils reste critique.
Dans ce contexte, les appels lancés à la mobilisation des FARDC et des autorités compétentes doivent se traduire, dans les faits, par des actions préventives et durables. Sans protection efficace et communication officielle, les populations continueront de vivre dans la peur, au rythme des incursions et des pertes.
La société civile insiste : la réponse ne doit pas être seulement sécuritaire, elle doit être également proactive, afin que les habitants de Bandisende et des localités voisines puissent retrouver une vie digne et une sécurité réelle.
Dieumerci Basimaki
