Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a accordé une grâce présidentielle à Marcel Malanga Malu, fils du chef présumé de la tentative de coup d’État de mai 2024, ainsi qu’à deux ressortissants américains, Taylor Christa Thomson et Zalman Polun Benjamin. Cette décision, officialisée par une ordonnance présidentielle le 1er avril 202 peine de mort en servitude pénale à perpétuité.
Ces trois individus avaient été condamnés à mort pour leur implication dans une tentative de renversement du gouvernement congolais, un événement qui avait profondément marqué le pays. La commutation de leur peine intervient dans un contexte politique tendu, alors que la RDC mène des négociations sensibles avec les États-Unis sur des accords miniers stratégiques et la coopération dans la lutte contre les groupes rebelles actifs dans l’est du pays.
A la suite de cette décision, les trois condamnés ont été transférés aux États-Unis pour y purger leur peine. Ce transfert s’inscrit dans un cadre de renforcement des relations bilatérales entre Kinshasa et Washington, notamment sur des dossiers clés tels que la gestion des ressources naturelles et la stabilité régionale en Afrique centrale.
Cette mesure de grâce présidentielle a suscité des réactions variées au sein de la société congolaise. Certains y voient une tentative de désamorcer les tensions internationales, tandis que d’autres estiment qu’elle reflète une stratégie politique visant à apaiser les relations avec les grandes puissances occidentales tout en préservant la stabilité interne dans un contexte géopolitique complexe.
Maua Grace
