La famille de feu Baraka Amos a remis, mardi, à la coopérative Le Palmier un montant de 2 milliards 603 millions 800 000 francs congolais, accompagné d’un véhicule Land Cruiser. La cérémonie, présidée par le gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya N’Kashama, marque une étape symbolique dans la lutte contre l’insécurité financière et armée dans la province.
Cette somme avait été pillée le 19 juillet 2025 sur l’axe Iga-Barrière, dans le territoire de Djugu, lors d’une attaque attribuée au groupe armé de Baraka Amos. Quatre agents de la coopérative avaient alors été enlevés et restent portés disparus.
> « Nous avons été invités par le Gouverneur pour participer à la cérémonie de remise de l’argent pillé entre les mains de la COOPEC Le Palmier », a déclaré Félix Karo, représentant de l’institution financière à Beni.
> « C’est un geste très magnifique. Nous remercions sincèrement le Gouverneur pour son esprit d’écoute et son professionnalisme depuis que nous avons introduit notre requête à son cabinet », a-t-il ajouté, précisant le montant restitué.
Le représentant de la coopérative a exprimé son inquiétude quant au sort des agents disparus :
> « Nos quatre agents sont toujours portés disparus, c’est regrettable, mais nous espérons qu’avec le service de renseignement et la justice, nous serons remis dans nos droits ».
Le gouverneur militaire a salué la responsabilité de la famille de Baraka Amos :
> « Baraka avait une grande famille, une famille responsable, même si lui se comportait mal ».
Il a par ailleurs désigné Thomas Lubanga Dyilo comme le commanditaire de l’attaque :
> « Son chef Thomas Lubanga lui avait donné l’ordre de tuer et de prendre l’argent de la coopérative Palmier ».
Dans son allocution, le lieutenant-général Luboya a lancé un appel aux jeunes enrôlés dans les groupes armés :
> « Moi je suis votre père. Revenez. On ne va pas vous tuer. Remettez les armes », invitant à rejoindre le Programme de désarmement, démobilisation et réinsertion communautaire (P-DDRCS) avec l’appui de la MONUSCO.
Il a conclu en réaffirmant sa détermination à lutter contre l’insécurité :
> « Thomas, je vais te faire arrêter, où que tu sois ».
Rédaction
