Mambasa : une attaque ADF fait 13 morts à Banane-École

Mambasa : une attaque ADF fait 13 morts à Banane-École

Treize personnes ont été tuées et plusieurs autres seraient portées disparues à la suite d’une attaque attribuée aux rebelles des ADF, survenue dans la nuit du vendredi au samedi 8 août 2026, dans le village de Banane-École.

Selon la société civile Forces vives du territoire de Mambasa, plusieurs civils auraient été emmenés dans la brousse par les assaillants. Des maisons d’habitation et des commerces auraient également été incendiés.

Dans un entretien accordé à la presse, Mungeni Yuma Imurani, coordonnateur territorial de la société civile affirme que plusieurs biens ont été détruits dont deux véhicules et trois motos auraient notamment été incendiés, tandis que plusieurs maisons et boutiques auraient été réduites en cendres.

Face à la répétition des attaques dans cette zone, la société civile appelle la population à renforcer la collaboration avec les forces de défense et de sécurité. Elle invite particulièrement les habitants à signaler tout mouvement ou présence suspecte susceptible de menacer la sécurité des civils.

La société civile demande aussi aux autorités nationales et provinciales d’intervenir afin de renforcer, en effectifs militaires, la 31e brigade basée à Mambasa, estimant qu’elle fait face à des attaques récurrentes dans le territoire.

Par ailleurs, la société civile appelle la Monusco à intensifier son appui en vue de contribuer à la lutte et à la mise en œuvre des efforts visant à mettre fin aux attaques attribuées aux ADF dans le territoire de Mambasa.

Selon Mungeni Yuma Imurani, la société civile formule des attentes claires vis-à-vis des autorités afin de mieux protéger les civils et limiter l’impact de ces violences sur les populations.

Cette nouvelle attaque ravive l’inquiétude des populations vivant le long de l’axe Mambasa–Kisangani. Plusieurs habitants établis le long de la route nationale n°4, entre Banane-École (20 km de Mambasa) et environ 2 km de Mambasa, auraient commencé à quitter la zone, par crainte pour leur sécurité.

À ce stade, il convient de préciser que les sources officielles ne se sont pas encore prononcées sur ces faits.

Dieumerci Basimaki depuis Mambasa

By Ghislain Mbakulirahi

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