La société civile, forces vives du territoire d’Irumu, a appelé les responsables des établissements scolaires qui fonctionnent encore en déplacement à regagner leurs milieux d’origine en prélude à la rentrée scolaire 2026-2027, a-t-on appris mercredi de source locale.
Cet appel a été lancé lors d’une descente effectuée dans le groupement Bandavilemba par le vice-président de la société civile, Soniau Malangay Dieudonné. À cette occasion, les parents d’élèves ont exprimé leur souhait de voir les directeurs et préfets regagner leurs établissements respectifs, estimant que la situation sécuritaire s’est nettement améliorée.
Nous supplions surtout les directeurs et les préfets qui continuent à maintenir certaines écoles en dehors de la chefferie de Walendu Bindi. Aujourd’hui, il y a la paix et la stabilité sur cette route. Nous les interpellons à faire de leur mieux afin de regagner leurs établissements
a déclaré Soniau Malangay Dieudonné, vice-président de la société civile, forces vives du territoire d’Irumu.
Selon cette structure citoyenne, plus de 5 000 élèves ont été privés d’enseignement au cours de l’année scolaire écoulée, plusieurs établissements ayant continué à fonctionner dans des zones de déplacement, notamment à Komanda et dans d’autres localités. Une situation qui suscite de vives inquiétudes parmi les parents d’élèves.
« Nous demandons, pour la prochaine année scolaire, à ces préfets, directeurs et directrices de rejoindre leurs écoles afin de procéder à l’inscription des élèves. Nous ne devons pas sacrifier plus de 5 000 enfants vivant dans ces localités, car l’éducation demeure la clé de leur avenir », a-t-il ajouté à iturivision.cd.
La société civile estime que le retour des responsables scolaires dans leurs milieux d’origine permettra de rapprocher les établissements des élèves, de faciliter les inscriptions et d’améliorer l’accès à l’éducation dès la rentrée scolaire 2026-2027.
Dans le territoire d’Irumu, comme dans plusieurs autres parties de la province de l’Ituri, des dispositifs sécuritaires ont été renforcés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), sur instruction du gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Gaby Kasongo Mulumba, afin d’assurer la protection des personnes et de leurs biens.
Ces mesures visent également à favoriser le retour progressif des populations déplacées dans leurs entités d’origine, à la faveur de la restauration de l’autorité de l’État dans plusieurs zones de la province.
Rédaction
