Modernisation de l’aéroport de Bunia : le sprint final avant l’envol des gros-porteurs
L’Ituri s’apprête à franchir un cap historique. Les travaux de l’aéroport de Bunia entrent dans leur phase ultime avec le marquage au sol, dernière étape technique avant une inauguration prévue en mars. Ce projet, porté par l’expertise congolaise, promet de transformer la province en véritable hub aérien.
La métamorphose est quasi complète : la piste et le tarmac sont désormais achevés. Actuellement, les équipes s’attèlent au marquage au sol, une opération critique pour la sécurité. Selon Bary Boubacar, directeur technique de l’entreprise Mont Gabaon, cette étape essentielle sera bouclée sous deux semaines grâce à une expertise pointue, incluant un spécialiste venu de Serbie.
« Les travaux évoluent très bien. Une partie de la piste (1 500 mètres) est déjà opérationnelle et accueille des gros-porteurs sans aucune dégradation », rassure Diallo Amadou Sadjo, chef de mission de contrôle chez Interplan.
Derrière cette prouesse se trouve Mont Gabaon Sarlu, qui entre dans l’histoire en devenant la première société congolaise à piloter un projet aéroportuaire de cette envergure. Son PDG, Joseph Akilimali, ne cache pas son émotion :
Un pari réussi : « Je me sens très fier, en tant que Congolais, de voir ces travaux aboutir. »
Il salue la vision du président Félix Antoine Tshisekedi, dont la confiance a permis de mobiliser les ressources nécessaires.
L’impact de cette infrastructure dépasse le cadre technique. Jusqu’ici, de nombreux gros-porteurs étaient contraints de transiter par l’Ouganda faute de piste adéquate à Bunia.
Ce qui va changer l’accessibilité accrue, l’accueil direct des appareils de type Airbus A320.
« Quand les gros-porteurs arrivent, l’argent et le monde arrivent. Bunia va se développer », affirme Joseph Akilimali.
Le rendez-vous est pris. Si le calendrier est respecté, le ruban symbolique sera coupé en mars prochain. L’image d’un Airbus A320 se posant sur le bitume neuf de Bunia marquera non seulement la fin du chantier, mais aussi le début d’une nouvelle ère de désenclavement pour la province de l’Ituri.
Rédaction
