La République démocratique du Congo (RDC) reste interdite de vols vers l’Union européenne, ses compagnies aériennes n’ayant toujours pas accès à l’espace aérien des 27 pays membres. La Commission européenne a confirmé que cette restriction demeure en vigueur.
Selon Bruxelles, l’Autorité de l’aviation civile congolaise (AAC) n’a pas encore atteint les standards internationaux en matière de supervision technique, de contrôle indépendant et d’entretien des appareils, dont une grande partie est vieillissante. Environ 23 compagnies locales, dont Congo Airways et FlyCAA, sont concernées par cette mesure, en place depuis 2006.
Certaines nations africaines, comme l’Angola ou la Libye, bénéficient d’autorisations limitées pour leurs vols vers l’Europe. Kinshasa espère obtenir un dispositif similaire afin de relancer ses transporteurs nationaux. Pour l’heure, seuls des opérateurs étrangers, tels qu’Air France ou Brussels Airlines, assurent les liaisons entre la RDC et l’Europe, freinant la croissance des compagnies locales.
Face à cette situation, le gouvernement congolais affirme poursuivre plusieurs réformes : formation d’inspecteurs, modernisation de la Régie des voies aériennes (RVA) et coopération avec des partenaires internationaux, notamment la Belgique.
La Commission européenne révise cette liste noire deux fois par an. Le prochain examen, prévu pour l’été 2026, sera déterminant pour l’avenir de l’aviation civile congolaise.
Joël Tshimanga
