Beni : 27 cas de viol sur mineurs documentés en 2025,alerte la CRDH

Beni : 27 cas de viol sur mineurs documentés en 2025, alerte la CRDH

La Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH), antenne de Ruwenzori, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante des droits humains dans la région de Beni. Dans son rapport annuel, l’organisation révèle qu’au moins 27 cas de viol sur mineurs ont été enregistrés au cours de l’année 2025, en plus d’autres violations graves des droits fondamentaux.

Le coordonnateur de la CRDH/Ruwenzori, maître Merveille Sikwaya, a dressé un tableau sombre de la situation, évoquant notamment les conditions de détention inhumaines dans plusieurs localités. « Nous avons documenté plusieurs cas au cours de l’année écoulée, dont 27 cas de viol sur mineurs. Concernant les abus liés à la détention, les conditions carcérales sont déplorables. Nous avons visité les cachots de police à Kalunguta, dans le Bashu, ainsi que dans les cinq groupements du secteur de Ruwenzori, à Bulongo et à Lume, où les conditions restent précaires », a-t-il déclaré.

La CRDH s’inquiète également de la dégradation de la situation sécuritaire dans la région. Des groupes armés, notamment les « Sangabalende », seraient impliqués dans des actes de pillage, parfois avec la complicité de certains éléments des FARDC. « Tout au long de l’année, la sécurité des populations et de leurs biens n’a pas été garantie. Même pendant les fêtes de fin d’année, la quiétude n’était pas au rendez-vous. Le secteur de Ruwenzori est resté sous la menace de voleurs armés et de délinquants qui s’attaquent aux cultures de cacao, souvent avec l’appui de militaires », a dénoncé maître Sikwaya.

Face à cette situation, la CRDH annonce plusieurs initiatives pour 2026, notamment la promotion de la sécurité communautaire, la sensibilisation à la vigilance citoyenne, et le renforcement de la collaboration entre civils et forces de sécurité. « Nous avons la vision de défendre les droits humains, c’est notre fondement. Nous allons former des équipes de terrain pour accompagner les personnes marginalisées, encourager le dialogue et contribuer à l’élaboration de politiques publiques plus efficaces », a-t-il ajouté.

L’organisation prévoit également l’installation de dispositifs de signalement sur la voie publique afin de lutter contre toutes les formes d’abus.

Ghislain Mbakulirahi

By Ghislain Mbakulirahi

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