Ituri : Responsabilité et usage éthique des réseaux sociaux en période sensible

Dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires, comme celui de l’Ituri sous état de siège, la parole partagée sur les réseaux sociaux doit être empreinte de responsabilité, de prudence et d’un sens patriotique élevé.

L’émergence des réseaux sociaux a révolutionné la communication en République Démocratique du Congo, notamment dans les provinces en crise comme l’Ituri. Aujourd’hui, Facebook, WhatsApp, X (ex-Twitter) ou encore TikTok sont devenus des plateformes d’expression libre où chacun peut donner son avis. Mais cette liberté, aussi précieuse soit-elle, implique aussi un devoir : celui de ne pas semer la division ou alimenter la haine, surtout en période d’instabilité.

Durant l’état de siège décrété en Ituri, plusieurs acteurs politiques, membres de la société civile ou simples citoyens se sont exprimés publiquement via les réseaux. Si certains messages ont porté des critiques constructives et des appels à la paix, d’autres ont pris la voie de la désinformation, de l’intimidation verbale ou du discrédit systématique contre les autorités légalement établies.

Cela pose une question centrale : quel est le rôle du citoyen, du communicateur ou du jeune leader en période de conflit ? La critique, quand elle est fondée, respecte la dignité des institutions et vise à améliorer la gouvernance. Mais les rumeurs, les accusations sans preuve, les propos incendiaires ou les montages malveillants, souvent partagés à la va-vite sur WhatsApp ou Facebook, deviennent des armes contre la paix sociale.

Dans une province meurtrie par les conflits armés, toute parole doit construire. Car les réseaux sociaux, au lieu d’être un champ de bataille verbal, peuvent devenir un outil de sensibilisation, de cohésion, de dénonciation responsable et d’appel à la paix.

L’Ituri a besoin de paix, de reconstruction et d’unité. Cela commence aussi par la manière dont nous communiquons. Il est temps que chaque utilisateur de réseaux sociaux comprenne qu’un mot mal placé peut blesser une communauté entière ou déstabiliser un effort collectif. À tous les citoyens, jeunes comme vieux, influenceurs, journalistes ou simples abonnés : sachons utiliser ces plateformes pour construire plutôt que détruire. La sagesse recommande que nos paroles, même virtuelles, soient des semences d’espoir dans un champ qui attend la paix.

Rédaction

By olivier

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